“Two possibilities exist: either we are alone in the Universe or we are not. Both are equally terrifying.”

― Arthur C. Clarke
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20171009

BLADE RUNNER 2049... UNE OPINION



Mon appréciation de Blade Runner 2049… Hmm… pas facile…

Je vous livre les commentaires suivants sans mettre des détails qui pourraient gâcher l'expérience de celles et ceux qui ne l'ont pas vu.

Blade Runner (l'original) est le film que j'ai le plus aimé et que j'ai le plus vu au cinéma dans ma vie. J'allais donc voir 2049 en me doutant qu'il ne surclasserait pas le premier, mais avec l'espoir d'en ressortir néanmoins ravi). Je souhaitais surtout vérifier si, oui ou non, le film mérite l'étiquette de "Blade Runner".

La vérité, c'est que c'est dur à dire.  Par moment, oui, on s'y croit. Certains plans sont clairement en continuité du film de Ridley Scott. Par contre, à d'autre moments, on n'y est plus du tout et l'illusion est brisée.  Blade Runner (l'original) est un film sombre où la très vaste majorité des scènes sont surchargées de détails. C'est ce qui fait, entre autre, qu'on peut le revoir plusieurs fois et toujours y découvrir des choses qui nous avaient échappées lors de précédents visionnements. Dans 2049, par contre, plusieurs scènes sont dénudées, tournées sur fond de simples murs blancs, et de nombreux plans sont beaucoup trop lumineux pour être du Blade Runner.

Pour la continuité, j'aurais aimé sentir que j'étais dans le même Los Angeles, mais qui aurait vieilli — en pire, je suppose. Au lieu de ça, j'avais l'impression d'être ailleurs. Le sentiment obsédant de la surpopulation, dans le premier film, où les gens sont aussi nombreux qu'anonymes, manque au nouveau film. Et les personnages secondaires n'ont malheureusement pas la profondeur ou l'originalité de ceux de 1982.

Dans l'original, on sentait une sorte d'indifférence générale face au sort réservé aux Replicants. Ici, on est témoins d'un "racisme" haineux qui ne faisait pas partie du film original.

Blade Runner nous avait gratifié de la musique de Vangelis, si réussie qu'elle devient pratiquement un acteur additionnel.  Dans 2049, malgré des tentatives ici et là de recréer cette atmosphère musicale, on y parvient peu et mal.

Même le jeu de Harrison Ford rappelle mal le Rick Deckard de 1982. Autant j'ai jadis adoré Ford, autant je trouve qu'il "n'acte" plus. Ce Rick Deckard n'est en rien différent du Han Solo de Star Wars 7.

Vous entendrez peut-être parler de combien le film de Villeneuve soulève des interrogations sur ce que c'est d'être (ou pas) un être humain, et sur la nature profonde des relations interpersonnelles. C'est vrai. Sauf que Blade Runner "1982" le faisait déjà. En fait, c'est une thématique relativement familière. Les fans de Ghost In The Shell (le manga/animé japonais, pas la chose hollywoodienne qu'on nous a servie récemment), par exemple, sauront de quoi je parle.

Ne vous y trompez pas: Blade Runner 2049 est un beau film. Sans surprise, d'ailleurs; Villeneuve nous ayant habitué à des réussites cinématographiques. C'est également un bon film. Le scénario est bien ficelé et s'inscrit bien dans la continuité du premier. Il laisse d'ailleurs pressentir une suite potentielle.

Mais je dois admettre qu'à aucun moment, je n'ai eu ces papillons, cette chair de poule, cette excitation que j'ai ressentis devant Star Wars VII, Mad Max ou Jurassic World… ce feeling d'être de retour dans un univers familier et adoré.  Je pense que c'est là ma principale déception.

Je sais que je vais devoir revoir ce film pour m'en faire une idée définitive. Ma première impression c'est qu'il est bourré d'ingrédients pour réussir le défi, mais que peu de chose ont été poussées à leur plein potentiel.

Allez voir 2049, parce que c'est un beau et bon film. Allez le voir parce que c'est un grand film, à plusieurs points de vue, et parce qu'il en vaut la peine.

Je vous souhaite d'y trouver ce que j'y ai cherché en vain.

20170406

UN FILM SANS GHOST

J'arrive de voir GHOST IN THE SHELL – LE FILM. 

Je le qualifierais de "bon film décevant". Si vous ne connaissez pas grand-chose à Ghost In The Shell (GITS) — je parle des mangas et des animes en films et séries télé — vous allez adorer. C'est un excellent film d'action avec de splendides effets spéciaux et une cinématographie réussi. 

PAR CONTRE… malheureusement, "Ghost In The Shell – Le Film" est un film sans Ghost, c'est-à-dire sans âme. On n'y retrouve tout simplement pas le "feel" des Productions I.G. Victime d'un scénario correct mais simpliste selon les standards GITS, le Major de Scarlett Johansson ne convainc pas. Ce personnage fragile, hésitant et perturbé n'a que très peu en commun avec la Motoko Kusanagi que les fans connaissent et apprécient. Et ça n'a rien à voir avec le soi-disant scandale de "white washing" dont j'ai tant entendu parler. Lâchez-moi avec ça! Y'a belle lurette que les personnages d'animes n'ont absolument plus d'apparence asiatique! Au contraire, le film nous présente un Togusa aux traits japonais alors qu'il est carrément caucasien dans les animes… 

La musique n'est pas non plus à la hauteur de ce à quoi les amateurs fidèles ont été habitués, si on excepte le générique de fin. Quant aux décors, s'ils sont recherchés et travaillés avec, je le crois, un souci réel de respecter l'esprit des GIST, ils n'y parviennent pas entièrement. On a même souvent du mal à s'y sentir au Japon. 

En résumé, j'ai vu un bon film d'action et j'ai pris plaisir à voir certaines scènes "live" entièrement repiquées des films d'animation. Mais, bien que je reverrai volontiers ce film en Bluray, cette version de GITS reste une pâle copie de l'œuvre animée, une sorte de breuvage fade et édulcoré pour être bien certain de passer sans encombre les gosiers américains habitués aux choses faciles à avaler.

Bon, mais pas GITS.


20160715

BUSTIN' MADE ME FEEL GOOD


Plusieurs m’ont dit avoir hâte de savoir ce que j’ai pensé du nouveau Ghostbusters. C’est pour cela que j’ai rédigées ces lignes. Rassurez-vous, il n’y a pas de spoilers dans ce texte. 

Clarifions quelque chose immédiatement : il n’y aura jamais un autre Star Wars meilleur, voire aussi bon que l’épisode IV (même si Empire passe proche). De même, il n’y aura jamais un Indiana Jones meilleur que Raiders, ou un autre Jurassic Park surpassant l’original. Ces films sont non seulement excellents mais, de plus, ils ont l’avantage de l’originalité et possèdent une charge émotive inégalable, liée à leur époque, à laquelle chacun de nous associe une nostalgie qui lui est propre. On ne peut tout simplement pas rivaliser avec ça. Donc, et c’est crucial, il n’y aura jamais un autre Ghostbusters aussi bon que le premier. 

Une fois cela dit, le nouveau Ghostbusters est un très bon film. Un excellent divertissement à voir en salle autant que possible. 

Cinématographie 

Le film est beau. Les effets spéciaux sont excellents, les plans sont efficaces et certains ont le potentiel de devenir iconique. New York, si bien présentée dans les films précédents, est encore une fois superbement capturée. On s’y retrouve, c’est clairement le setting Ghostbusters. 

Quatre filles badass

Ivan Reitmann a déclaré en entrevue que lorsqu’il travaillait sur Ghostbusters 3, le projet précédant qui n’a finalement jamais vu le jour, tous les acteurs masculins qu’il a approchés ont refusé de s’impliquer. Tous avaient à peu près le même discours : Ghostbusters est un film culte qu’ils adorent mais jamais ils n’oseraient porter ces chaussures-là.

Il faut saluer le courage des quatre actrices qui se sont liées au projet en sachant pertinemment qu’elles seraient la cible de plusieurs « haters ». Perso, je n’ai rien à leur reprocher. Elles font la job. Encore une fois, il serait injuste de les comparer aux originaux. Elles sont efficaces… dans le style d’humour que ce film impose. J’en parle d’ailleurs au paragraphe suivant. 

Mon personnage préféré est Jillian Holtzmann, sans grande surprise, pas parce qu’elle est la plus jolie mais parce qu’elle est définitivement la plus dingue! 




L’humour Ghostbusters n’est malheureusement pas au rendez-vous 

Côté humour, on est à des kilomètres du film original et même de Ghostbusters II. Très honnêtement, j’estime avoir ri, oh… une blague sur 10, maximum. Selon moi, le type d’humour est ce qui distingue le plus ce film des deux premiers. Heureusement, on ne sent pas que le film se veuille d’abord une comédie. C’est plutôt une sorte d’hybride action/sci-fi avec beaucoup d’humour (mais, encore une fois, malheureusement pas le genre qu’on attend). 

Les gadgets 

Le premier Ghostbusters nous a introduits à une panoplie relativement limitée de gadgets dont l’arme phare est le Positron Collider, ou Proton Pack. On a également pu se familiariser avec les joujoux de Egon Spengler comme le EMP reader, le piège à fantômes ou encore le containment unit (la prison à fantômes). Ghostbusters 2 a ajouté le Slime Blower à l’arsenal anti-spectre. Dans l’ensemble, la fonction de chaque item était expliquée et paraissait utile. 

Dans le nouveau film, par contre, on pèche par excès. Une ribambelle de nouveaux gadgets sont proposés sans que leur pertinence soit toujours très évidente. Cela dit, ça génère des scènes d’actions vraiment intenses et admirablement chorégraphiées.  

Caméos 


Des caméos (camés, en bon français), oui, il y en a. Plusieurs. Décevants, dans l’ensemble. Je ne m’étendrai pas sur le sujet ici parce que j’ai promis de ne rien spoiler. Je dirai par contre que le clin d’œil à Harold Ramis m’a touché. Il est simple, efficace et bien dosé. 

L’histoire, le méchant, la fin 

Les motivations du vilain sont triviales. Encore une fois, Hollywood applique la formule qui réussi si bien à DC Comics : on a qu’à dire que le méchant est mentalement ou affectivement perturbé et ça passera. À vrai dire, dans le contexte de Ghostbusters, on s’en fout un peu. On veut voir des fantômes et on veut voir les GB s’en occuper! De ce côté-là, ça marche. 

La fin m’a laissé… sur ma faim. J’en aurais pris encore un peu, même si ça faisait déjà deux heures que j’étais assis là. En bref — et je me limite encore pour ne pas gâcher le film pour les gens qui ne l’ont pas encore vu — c’est l’histoire de chasseurs de fantômes qui utilisent un équipement familier. Le lien avec les films précédents s’arrête-là. 

Ça ne m’a absolument pas empêché de grandement apprécier ce premier contact avec la nouvelle génération de busters et, pour tout vous dire, j’ai déjà hâte de revoir le film!

Générique 

Restez bien assis jusqu’à la toute fin du générique. ‘nuff said!


* EDIT: Je suis allé voir Ghostbusters en français pour que vous n'ayez pas à le faire. Vous vous rappelez que je vous ai dit que, bien que ce soit un très bon film, le nouvel opus signé Paul Feig ne possède pas l'humour des Ghostbusters originaux? Eh, bien! La VF sublime cette carence. Les rares bonnes blagues sont "Lost In Translation". Le résultat est affligeant. Si vous avez le choix, évitez la VF à tout prix.


20150621

JOYEUX 40E, JAWS !

Hier marquait le 40e anniversaire de la sortie de JAWS.

Déjà!



20140514

SPACE ODDITY by Col. Chris Hadfield

Because it seems like it is currently being removed from YouTube, I'm gonna leave this right here.

Space Oddity performed by Col. Chris Hadfield from Cyberyan on Vimeo.

20140504

PROLOGUE


20110520

IN FLAMES : DELIVER US

Voici le premier vidéo du prochain album de IN FLAMES, Sounds Of A Playground Fading. La chanson s'intitule Deliver Us. Première impression: très bonne chanson de ce groupe que j'adore, quoique ça fasse quasiment "balade" quand on connait leur style :)

20110510

GET BACK TO YOUR PROVINCE FRENCH PEOPLE

Ce que donnent la bêtise, l'ignorance et la désinformation...


20110506

INONDATIONS EN IMAGES

Inondations records au Québec, voici quelques photos glanées sur le site de MetéoMedia ainsi qu'une courte vidéo prise du train, hier, vous montrant qu'un de mes concitoyens aurait dû déplacer sa roulotte...











20110504

MERCIER PARLE HARPER

Vous l'avez peut-être déjà vu... ça se ballade pas mal ces temps-ci. J'avoue que Mercier me fait souvent rire quand il pète sa coche.

20110415

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Google a créé ce doodle exprès pour souligner l'aniversaire de naissance de Chaplin aujourd'hui. Plutôt sympa!

20110326

DISASTER

20110312

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20110311

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STATE T.V.

Mark Fiore vous offre une formation éclair sur comment être un bon dictateur quand votre pays veut vous foutre dehors.

20110218

20110216

SARAH PALIN IS MASTURBATION MATERIAL — TRACY MORGAN

Tracy Morgan on TNT Pre-Game Show "Sarah Palin is good masturbation material"

LA DETTE DU QUÉBEC