“Two possibilities exist: either we are alone in the Universe or we are not. Both are equally terrifying.”

― Arthur C. Clarke

20090218

Voyeur Virtuel

Le mot clé d'aujourd'hui est "Idéal". Bien qu'on retrouve dans les résultats quelques images qui feront sourire les hommes, l'usage du terme semble largement plus répandu parmi la gente féminine...




















L'image ci-dessus et celle juste après étaient placées sous le thème "l'effeuilleuse idéale".




20090216

Dilbert





20090215

ILLUSIONS PERDUES

Comme beaucoup d'entre-nous, j'ai longtemps cru au Paradis des Bas. Cet endroit utopique où se retrouvent toutes les chaussettes qui disparaissent mystérieusement durant le transit entre la malle à linge sale et le panier plein de vêtements propres qu'on n'a pas envie de plier.


De tout temps, j'étais fermement persuadé qu'un phénomène inexpliqué, digne de la Twilight Zone ou des X-Files, était responsable du désarroi des chaussettes esseulées que je retirais de temps à autre de la sécheuse. Pauvres petites créatures orphelines, jumelles siamoises à jamais sectionnées, ayant perdue leur identité de "paire" puisque seules désormais. Ces pièces de vêtements mises de côté — pourvu que j'en possède plus d'une paire identique — en attendant qu'une semblable tragédie me permette éventuellement de reconstituer une nouvelle paire avec les deux petites veuves.

Des années plus tard, j'ai appris fortuitement que j'étais dans l'erreur et que l'endroit édénique en question n'avait jamais existé. C'est au hasard d'un épisode de "Dans une galaxie près de chez vous" que je fus instruit de la chose. En fait, tous les bas perdus de l'univers avaient été aspirés par une sorte de vortex durant le cycle de séchage et étaient "warpées" en orbite autour d'un astéroïde, loin, très loin, aux confins de l'univers.

Je n'en avais pas été choqué outre mesure. Après tout, la magie de l'inexpliqué perdurait et je ne portais aucune responsabilité dans ces drames puisque des phénomènes spatiaux-temporels aléatoires étaient à l'origine des kidnappings de chaussettes.

Or, il y a quelques temps, voilà que ma laveuse est tombée en panne. Elle a simplement cessé de fonctionner au beau milieu d'un cycle de rinçage, me laissant pantois devant une cuve pleine de vêtements à moitié lavés et d'eau refusant obstinément de s'évacuer. Murmurant une vague prière à l'intention de l'hypothétique Saint protecteur des consommateurs, je signalais le numéro d'un réparateur qui, du moins l'espérais-je, me dépannerait promptement et à peu de frais.

Et c'est là, Ô lecteurs adorés suspendus à ces lignes, c'est là que j'ai su à quel point j'avais erré dans mes raisonnements! Point de Paradis des bas ou d'astéroïdes lointains aux anneaux faits de chaussettes! Le bon vieux monsieur accouru à mon secours m'a charitablement expliqué le tout, inconscient qu'il était de détruire mes illusions.

En démontant toute la patente, le réparateur a extrait avec une adresse de chirurgien une chaussette noire coincée à l'extrémité du tuyau d'évacuation d'eau, juste avant l'entrée de la pompe.

"Hein ?!" me suis-je exclamé, "comment diable est-ce possible?"

Bon, d'accord, j'ai peut-être employé un vocabulaire différent, mais ma perplexité demeurait entière. L'eau enfin retirée de la laveuse, j'observais la cuve de cette dernière, percée de centaines d'orifices minuscules, en me demandant comment la coupable pièce de vêtement avait bien pu passer par là pour rendre l'appareil électroménager hors d'usage.

Gentiment, le vieil homme m'a fait remarquer l'espace circulaire situé tout en haut de la cuvette, permettant à l'eau de se faufiler PAR-DESSUS la cuve pour retomber à l'extérieur de celle-ci et être recueillie quelque part en-dessous, en cas de débordement.

"Vous avez probablement mis trop de linge dans une de vos brassées, ce qui fait qu'une fois la machine remplie d'eau, le linge tournoyait tout juste au niveau du rebord. À un moment donné, la chaussette est passée par-dessus le rebord, pour tomber le long de la paroi externe et être aspirée par la pompe d'évacuation. Ça n'est pas si rare; on voit ça régulièrement."

"Mouuu-aah ! Mettre trop de linge?! " déclarais-je avec un étonnement mal feint.

Mentalement, je me revoyais entasser le max de linge possible dans la laveuse afin de limiter le nombre de brassées à faire parce que, honnêtement, ça me fait chier de faire la lessive.

Pourquoi vous racontais-je l'anecdote, me demanderez-vous. Après le Père Noël et la Fée des Dents, voilà que le vilain Cy vous ôte vos dernières illusions d'enfants… les bas perdus ne vivent pas heureux everafter comme vous l'aviez crû, mais finissent peut-être en moisissant sur le rebord d'un quelconque canal d'égout…

Je vous le raconte pour vous mettre en garde, mes drôles! Parce qu'il paraît que j'ai été chanceux. Parce que ça aurait pu me coûter une nouvelle pompe.

J'ai inhumée la chaussette sans tambour ni trompette, sommairement, via la poubelle de la cuisine. En voilà une en tout cas dont la disparition ne tient pas de l'inexplicable.

Voyeur virtuel

C'est un petit jeu auquel je m'adonne parfois... Je vais sur Google Image Search, je tape un mot-clé au hasard et je regarde ce que ça donne...

C'est fou comme parfois on se demande vraiment comment telle ou telle image peut être associée avec le mot que l'on recherche. Quelques fois aussi, c'est un bon moyen de trouver des trucs intéressants à poster sur mon blog, ou encore ça peut m'inspirer des idées pour des billets.

Après des années passées à pratiquer occasionnellement ce passe-temps, j'ai décidé d'en faire une chronique. Voici donc le premier billet du "voyeur virtuel".

Il serait facile de trouver des images à vous présenter en utilisant des mots-clé du genre "sexe" ou "gros bâton" ou whatever... mais pour pimenter la chose, je vais plutôt m'en tenir à des mots très très ordinaires auxquels on peut rarement associer des double-sens. On verra bien ce que ça donne.

Donc, pour ce premier billet du voyeur, j'ai cherché des images avec le mot "rationnel". Libre à vous de me suggérer des mots-clé pour des billets futurs :)


Comment celle-ci est associée à "rationnel", j'en ai aucune idée!


Parfois, l'étrangeté des images qu'on trouve est due au fait qu'on a tendance à définir des mots par leurs contraires.









Dilbert

20090214

For hire

J'suis pas très "St-Valentin". Comme plusieurs, je déteste Hallmark me dicter quel jour de l'année je dois réserver pour témoigner mon affection à ma Perle (surtout qu'on a déjà un système établi, celui du "premier samedi du mois" et que ça fonctionne très bien :oP :oD )

Aujourd'hui, par exemple, dû à un simple hasard, ma blonde et moi ne serons pas ensemble. Et on survit très bien.

N'empêche...

N'empêche que chaque année, je ne peux pas m'empêcher de ressentir de l'empathie pour les gens qui sont seuls malgré eux et à qui la St-Valentin donne le vague à l'âme. Même si on sait qu'on y peut rien, on sent qu'on aimerait faire quelque chose pour eux.

J'ai récemment pensé à offrir mes services en ce sens. Me louer pour quelques heures, vous voyez? Du genre: "Vivez l'illusion d'une soirée de St-Valentin!"

Pour une somme raisonnable (encore à déterminer; chuis pas rendu là dans mes réflexions), obtenez un souper romantique au resto, une carte de souhaits dégoulinante de "Jeuh t'aiiiimmmmeeeh" et une boîte de chocolats. Le tout suivi de l'incontournable café "chez toi ou chez moi".

Bon, j'avoue que j'ai pas développé le programme plus loin. D'abord parce que la ligne semble être mince entre mes would-be services de St-Valentin illusoire et un racket de prostitution... Et pis, j'suis pas encore sûr que mes projets recevraient l'aval de la Perle :o/

Pourtant, à l'aube de prendre possession de notre future maison, quelques sous en extra auraient été les bienvenus. (Faut que j'm'achète une tondeuse à gazon au printemps, tsé).

Vous en pensez quoi, vous autre?

À propos... Sympa, le logo de Google aujourd'hui:



Bonne St-Valentin, tous et toutes !

x x

Cy

20090209

Champion

Je l'ai connu alors qu'il sévissait principalement sur McGill College, cette splendide avenue du centre-ville où il est formellement interdit de stationner — voire même de stopper sa voiture en bordure du trottoir, ne serait-ce que quelques secondes.

Ça remonte à plusieurs années. À l'occasion de multiples pèlerinages quotidiens où des collègues et moi allions faire le trottoir (ie: sortir fumer une smoke). C'est là, devant la porte du building, que nous l'avions vu pour la première fois.

Il n'était d'ailleurs pas difficile à remarquer, Champion. Il irradiait la suffisance! Fallait le voir arpenter les trottoirs dans son bel uniforme gris. Jetant des regards à gauche et à droite, l'air dominant du mâle Alpha marquant son territoire à grands jets d'urine, le pad de tickets dépassant d'une bonne vingtaine de centimètres de sa poche d'en arrière! Ah, qu'il était impressionnant! Faut dire que moi, un mec dégoulinant de connerie, ça m'a toujours fait cet effet. Je déteste les cons, mais les pires d'entre eux — les vraiment très cons, les cons plus-que-parfaits — dégagent comme une aura, un magnétisme particulier qui attire mon regard fasciné comme la lumière attire les insectes.

Mais je m'égare… revenons à Champion. Fallait le voir marcher d'un pas lent et sûr, les bras écartés du corps comme s'il avait deux tas de merde coincés sous les aisselles… car Champion est amateur de body building, en plus! Il avait cette attitude, ce physique qui hurlent l'obsession des poids et haltères. Je ne vous parle pas des saines habitudes de mecs plus courageux que moi qui tiennent à s'entretenir la santé. Non, je vous cause de ceux qui, dès leur plus jeune âge, ont choisi de pallier à leurs défaillances intellectuelles et à l'étroitesse de leur esprit via un rapport de développement mental inversement proportionnel à la tailles de leurs biceps. Ça leur fait des bras dont la circonférence leur interdit à jamais de les laisser pendre verticalement le long du corps et moi, ben ça me fait marrer.

Champion adorait son boulot. Ça se voyait; ça se percevait. C'était flagrant déjà rien qu'à sa gestuelle et sa façon d'aborder les gens: le regard pétillant du prédateur apercevant sa proie, le sourire carnassier avec le coin de la lèvre supérieure qui se dégage un peu trop, découvrant une rangée de canines et de prémolaires prêtes à passer à l'action.

C'est sa phrase d'intro qui nous a inspiré son surnom. Une phrase fétiche avec laquelle il apostrophait systématiquement le badaud d'une voix où nulle pitié n'avait jamais eu sa place: "Heille, champion! C't'un no-stop icitte!"

Puis, d'un geste souple et précis dû à d'innombrables répétitions, Champion dégainait son calepin et rédigeait une contre-danse au conducteur fautif, absolument imperméable à toute forme d'explication, de justification, de récrimination.

J'ignore comment il parvenait à retenir sa salive; à ne pas baver sur ses chaussure de would-be-cop assurément frustré par de vaines aspirations à faire partie d'un corps policier; d'un vrai.

J'admets que des "p'tits bonhommes verts", il en faut. Par contre, il y avait quelque chose de définitivement malsain dans la façon jubilatoire dont Champion exerçait son apostolat. Des années durant, le triste spectacle de pauvres automobilistes victimes de l'insatiable appétit de l'homme-qui-ticquette-plus-vite-que-son-ombre avait fini par me lasser, par m'écoeurer. C'est l'une des choses qui ne m'ont jamais manquées lorsque nous avons déménagés nos bureaux en avril 2007.

Un an plus tard, c'est avec une immense surprise doublée d'un profond désarroi que j'ai constaté que Champion avait ressurgi dans mon existence. Lors de mon court passage chez mon employeur précédant, toujours à l'occasion de mes excursions cancérigènes, j'ai réalisé que le territoire de cet ambassadeur de la connerie universelle s'étendait jusque là.

Aujourd'hui, j'ai un nouvel emploi. Je fume mes cigarettes à un nouveau coin de rue. Mes pensées hautement philosophiques s'échafaudent tandis que je porte un regard distrait sur le joli parc faisant face à nos bureaux. J'avais même réussi à taire jusqu'au souvenir de Champion, jusqu'à la semaine dernière du moins, lorsqu'en marchant vers le métro pour rentrer chez moi, j'ai croisé ce fonctionnaire ahuri sur mon parcours.

Est-ce mon karma? Vais-je vraiment devoir de nouveau supporter sa tronche de trisomique pendant les années à venir? Champion aurait-il le don d'ubiquité? Est-ce Dieu qui se fout de ma gueule?

Morose, je songe maintenant à cesser de fumer.

20090202

Mieux vaut en rire...

En cette ère de morosité économique, certaines multinationales devront peut-être songer à modifier leurs logos !































Merci à M.H. qui m'envoie plein de courriels amusants :o)

20090201

Dilbert




LA DETTE DU QUÉBEC