Et puis y'a la saga Claude Robinson. Il vient de gagner sa cause. Ses droits d'auteurs ont été reconnus. Les gros méchants pas fins de chez Cinar ont été reconnus coupables de lui avoir piqué le concept de Robinson Curiosité.
Or, Cinar (dont la feuille de route ressemblait déjà à un mur de chiottes publiques) dont les pratiques d'affaires consistent entre autres à violer les lois en utilisant des prête-noms et, accessoirement, à mourir bêtement, victime de sa propre vanité, Cinar disais-je, a choisi de porter la cause en appel.
En clair, mes amis, les vilains pas beaux comptent essentiellement échapper à la justice en ayant leur victime à l'usure. Il aura fallu 15 années à M. Robinson pour obtenir gain de cause; il lui en faudrait encore quelques-unes pour sortir victorieux de cet injuste processus de justice. Et surtout, il lui faudrait de l'argent. Beaucoup d'argent.
Je ne suis pas contre les bienveillantes initiatives auxquelles on assiste ces jours-ci… groupes d'entraide, campagnes sur Twitter et Facebook, etc. Donnez un p'tit $2, un p'tit $5 ! Tout ça c'est très joli, mais ça se passe à un moment où tout le monde gueule que tout coûte trop cher. L'essence augmente, l'électricité aussi, la bouffe, le budget est une catastrophe. Enfin, quand je dis "tout le monde", je parle des moins nantis et de cette classe moyenne en voie d'extinction.
Là où je m'interroge, c'est par rapport à l'implication de l'élite artistique. Car, soyons honnêtes, à qui profitera le combat de Claude Robinson lorsqu'il aura été remporté? Qui sera favorisé à l'avenir par ce bout de jurisprudence? Tout le monde artistique, voilà à qui!
Au Québec et dans le reste du Canada, nous comptons notre part d'artistes dont les revenus sont — tant mieux pour eux — forts enviables. À mon avis, ce sont eux qui, avant monsieur-madame Tout-le-monde, auraient dû se lever et tendre un chèque à M. Robinson.
Ça ne nous empêche pas d'y aller de notre p'tit $5… mais il me semble que le mouvement part encore une fois d'en-bas et je trouve ça un peu désolant.


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