“Two possibilities exist: either we are alone in the Universe or we are not. Both are equally terrifying.”

― Arthur C. Clarke
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20170129

SIMPLE


20160714

NICE OU UN 14 JUILLET SUR TERRE

J'étais au planétarium aujourd'hui. Comme à chaque fois, on en ressort en mesurant tant bien que mal toute la petitesse de l'espèce humaine par rapport à l'inconcevable immensité du cosmos. Et pendant que toute cette matière tourne sur elle-même, se consumant en un formidable ballet intersidéral, là dans un coin sur ce grain de poussière bleu, d'insignifiants parasites s'entre-tuent pour que dalle. 

Je suis fatigué. Fatigué de nous tous. Fatigué de cette vaine vanité, de cette vilenie, de cette vacuité de l'esprit. Nous ne sommes rien du tout, mais nous manquons cruellement de la modestie nécessaire à en faire le constat collectif.

20160420

EXTINCT


20150530

HUMANITY WON'T LAST ANOTHER 1000 YEARS ON EARTH

Humanity Won't Last Another 1,000 Years on Earth — Stephen Hawking 

“We must continue to go into space for the future of humanity,” he said. “I don’t think we will survive another 1,000 years without escaping beyond our fragile planet.” “I want to share my excitement and enthusiasm about this quest, so remember to look up at the stars and not down at your feet,” he continued. 

Full article here


So our destiny is to spread accross the universe like a disease if we are to survive. Because, like a disease, we eventually kill the organism from which we thrive.

20150422

20150226

FATIGUÉ

Ça a trente ans. Pourtant, ça n'a jamais été autant d'actualité.

 

Jamais une statue ne sera assez grande
Pour dépasser la cime du moindre peuplier
Et les arbres ont le cœur infiniment plus tendre
Que celui des hommes qui les ont plantés
Pour toucher la sagesse qui ne viendra jamais
Je changerai la sève du premier olivier
Contre mon sang impur d'être civilisé
Responsable anonyme de tout le sang versé

Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué

Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère

Fatigué, fatigué
Fatigué de parler, fatigué de me taire
Quand on blesse un enfant, quand on viole sa mère
Quand la moitié du monde en assassine un tiers
Fatigué, fatigué

Fatigué de ces hommes qui ont tué les indiens
Massacré les baleines, et bâillonné la vie
Exterminé les loups, mis des colliers aux chiens
Qui ont même réussi à pourrir la pluie
La liste est bien trop longue de tout ce qui m'écœure
Depuis l'horreur banale du moindre fait divers
Il n'y a plus assez de place dans mon cœur
Pour loger la révolte, le dégoût, la colère

Fatigué, fatigué
Fatigué d'espérer et fatigué de croire
A ces idées brandies comme des étendards
Et pour lesquelles tant d'hommes ont connu l'abattoir
Fatigué, fatigué

Je voudrais être un arbre, boire à l'eau des orages
Pour nourrir la terre, être ami des oiseaux
Et puis avoir la tête si haut dans les nuages
Pour qu'aucun homme ne puisse y planter un drapeau
Je voudrais être un arbre et plonger mes racines
Au cœur de cette terre que j'aime tellement
Et que ces putains d'hommes chaque jour assassinent
Je voudrais le silence enfin et puis le vent

Fatigué, fatigué
Fatigué de haïr et fatigué d'aimer
Surtout ne plus rien dire, ne plus jamais crier
Fatigué des discours, des paroles sacrées

Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée

Fatigué, fatigué

20150223

20140707

ILLUSION D'ÉVOLUTION

La race humaine n’évolue pas, elle se raffine. On vit un peu plus vieux, on sent un peu moins mauvais, on voyage plus vite. Mais nos pulsions sont restées les mêmes : dominer autrui et lui imposer notre volonté ou, à défaut, le détruire; posséder toujours plus, travailler toujours moins; rechercher le plaisir, assouvir nos envies, tant morales qu’immorales; aimer aussi, un peu, et surtout être aimé. Rien de très glorieux.



Illustration trouvé au hasard sur Internet. Si vous en connaissez l'auteur, soyez gentil de m'en aviser. Merci.

20140328

VANITY


20140320

20110621

LES OCÉANS DANS UN ÉTAT CRITIQUE

Ce texte est reproduit ici à partir de cet article du Devoir.

La vitesse de dégénérescence des mers est bien plus rapide que ce qui avait été prévu, concluent les spécialistes de six pays

Photo : Agence France-Presse Marcel Mochet
En plus de réduire les émissions de GES, il est urgent d’abaisser la capacité de la flotte de pêche mondiale et d’éliminer les subventions à l’origine des récoltes excessives, estiment les chercheurs du Programme international sur l’état des océans. Ci-dessus: pêche des coquilles Saint-Jacques sur les côtes françaises.
Les océans de la planète sont dans un «état critique», concluent 27 des plus grands spécialistes en biologie marine de six pays dans un rapport dont les grandes lignes ont été divulguées hier à l'Université d'Oxford, en Angleterre.

Ces chercheurs, qui s'étaient réunis à la mi-mai, vont produire sous peu un rapport global de leurs conclusions, dont ils ont donné un avant-goût hier dans une synthèse. Les résultats sont «choquants», a conclu Alex Rogers, le directeur scientifique du Programme international sur l'état des océans (IPSO). En cumulant leurs observations et leurs analyses, les chercheurs disent avoir découvert qu'«une vérité effrayante a émergé: la vie marine est en péril» et les océans de la planète «risquent fortement d'entrer dans une phase d'extinction des espèces».

Le réchauffement des océans et leur acidification entraînent un troisième phénomène, soit une hypoxie généralisée (faibles niveaux d'oxygène). «Ces trois facteurs se retrouvent dans chacune des extinctions de masse de l'histoire de la Terre», écrivent-ils.

Ils ajoutent que les niveaux de carbone atmosphérique (CO2) absorbés par les océans, en lien direct avec l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique, «sont déjà bien plus élevés aujourd'hui qu'à l'époque de la dernière extinction de masse d'espèces marines, il y a 55 millions d'années, lorsque près de 50 % de certains groupes d'animaux d'eau profonde furent exterminés». Pour ces chercheurs, le principal problème des océans est sans contredit le réchauffement du climat, qui exacerbe tous les autres problèmes.

«La situation est si grave que nous sommes en train de modifier la chimie des océans», le plus vaste écosystème de la Terre, écrivent-ils. Les océans ont absorbé plus de 80 % jusqu'ici de la chaleur ajoutée au système climatique par l'activité humaine et environ 33 % de toutes les émissions de GES.

À ce problème s'ajoutent les déversements d'eaux usées des cours d'eau intérieurs et les déchets des zones côtières, qui augmentent l'activité microbienne par les apports de matière organique, ce qui épuise les réserves d'oxygène et engendre la création de «zones mortes», de plus en plus nombreuses et vastes. À ces stress, souvent mortels pour les espèces, s'ajoute la pollution par les métaux lourds, les polluants organiques persistants, les plastiques, le pétrole et les pesticides.

Tous les indicateurs, poursuivent les chercheurs de l'IPSO, suivent les lignes de force des pires scénarios envisageables: ils incluent notamment la fonte des glaces polaires, la hausse continue du niveau des mers, le dégagement du méthane piégé dans le pergélisol et au fond des mers. Il en résulte que les algues marines nocives se multiplient, que les disparitions massives de poissons de longue durée de vie, comme le thon, modifient considérablement les équilibres marins, faute de prédateurs, en même temps que les flottes maritimes de la planète continuent de multiplier les espèces invasives comme les méduses, qui détruisent des écosystèmes entiers.

Présentement, poursuit ce bilan, «la vitesse et le taux de dégénérescence des océans sont bien plus rapides que tout ce qui avait été prévu». La surpêche, et en particulier le chalutage qui fauche les «forêts» marines par le dragage des hauts fonds, se retrouve aussi au banc des accusés: elle a fait disparaître 90 % des effectifs de certaines espèces, et l'humanité continue de «piller» allègrement les ressources marines au rythme de 9000 à 10 000 tonnes de poissons à l'heure pour un total de 80 à 90 millions de tonnes par an, précise l'étude.

L'exploitation du pétrole en mer et la prospection minière des fonds marins constituent des menaces qui vont prendre de l'importance dans les années à venir, notamment avec les fuites de pétrole, la formation de sédiments toxiques autour des sites de forage, la prospection acoustique qui affecte les mammifères marins et les poissons, sans compter que les minières lorgnent désormais jusqu'aux cheminées hydrothermales en grande profondeur, lesquelles abritent des espèces rarissimes et souvent uniques.

Dix ans de sursis

Malgré ce bilan dévastateur, les chercheurs de l'IPSO ne baissent pas les bras et affirment qu'il n'est pas trop tard, mais que le temps presse: l'humanité, écrivent-ils, a dix ans de sursis pour changer le cours des choses en commençant par s'attaquer aux changements climatiques, à la surpêche et à la destruction des habitats marins par la création de vastes réserves marines, sur le modèle des parcs nationaux.

«Ces enjeux affectent tout le monde, écrivent les chercheurs, parce que, tout comme le climat, les océans constituent un des systèmes-clés de la planète. Il crée plus de la moitié de notre oxygène, assure la stabilité des zones météorologiques et module les mouvements de l'atmosphère».

Le rapport synthèse de l'IPSO propose une révision radicale et urgente de la gouvernance des océans au profit d'un mode de gestion véritablement international, là où sévit le laisser-faire.

Parmi les priorités à court terme, écrivent-ils, outre une réduction des émissions de GES par la création de puits de carbone en milieu terrestre, il faudrait réduire rapidement, à leur avis, la capacité de la flotte de pêche mondiale, éliminer les subventions à l'origine des récoltes excessives, envisager de céder aux pêcheurs la propriété des ressources de pêche afin de mettre fin à la «tragédie des communs» (c'est-à-dire de ce qui n'appartient à personne), l'élimination des pêches illicites ou incontrôlées, et instituer un système de traçabilité des espèces capturées.

«Une crise à l'échelle mondiale, concluent-ils, exige une solution de même niveau.»

Pour eux, la création de réserves marines constitue «notre unique et notre meilleur espoir pour éviter des catastrophes à l'échelle du système terrestre».

20100728

DÉCLIN MARQUÉ DU PLANCTON

Vous en rappelez-vous?  Je vous en avais naguère parlé ICI.  Comme quoi les dévastations causés par la faute de l'Homme à ces micro-organismes est en train de nuire à ce qui produit 70% de l'oxygène sur Terre.

Quelques nous plus récentes sont tombées aujourd'hui, dont la SRC nous fait part au lien suivant:

Déclin marqué du plancton

Photo: CNRS/Claude Carre
Phytoplancton marin : diatomée centrale (taille : 200 microns) du genre Gossleriella

PACIFIC PLASTIC PATCH


Vous me savez déjà "extinctionniste".  Ça n'est pas nouveau: j'estime que les humains sont des parasites abominables et que la Terre serait réellement un endroit merveilleux si nous cessions tous d'exister.  Pourtant, on dirait qu'à chaque semaine, je suis estomaqué par une information nouvelle pour moi, et qui renforce davantage (si se faire peut) mon aversion de l'Être Humain.

Ce coup-ci, c'est l'épisode de Découverte, diffusé dimanche dernier à Radio-Canada, qui m'a décroché la mâchoire. J'y au appris l'existence du PACIFIC PLASTIC PATCH.  Un véritable dépotoir flottant au milieu de l'océan Pacifique, dont la superficie fait 2 fois la taille du Texas!!!

Comme dit Béru : " C'est à chier sous soi. "



Désastreuses conséquences...


Il n'y a pas que le milieu du Pacifique qui écope...



L'image ci-dessus fut prise sur une plage d'Hawaï.

20100625

Marée noire: «plus de mauvaises nouvelles que de bonnes»

Dans la ligné du billet publié avant-hier, voici un article de cyberpresse.ca


Plus tôt ce mois-ci, British Petroleum (BP) avait prédit que l'écoulement de pétrole dans le fond de la mer serait réduit à un «filet» en l'espace de quelques jours, et le président américain Barack Obama a déclaré à la nation la semaine dernière que jusqu'à 90% du flot serait bientôt contenu. Mais ces objectifs semblaient trop optimistes jeudi, à la suite d'un autre échec sous l'eau.

Lire la suite ici...

20100623

LE PIRE EST À VENIR

La marée noire dans le golfe du Mexique n'ira pas en s'améliorant, au contraire.

Une grosse partie du problème, et que la majorité d'entre nous ignorent, c'est que le puits est fissuré à plusieurs endroits, sous le niveau du plancher marin, où c'est impossible à réparer. La pression continue à s'accumuler et les millions de barils de pétrole qui se sont échappés à date ne représentent même pas 10% de ce que contient encore le réservoir.

Préparez-vous à un catastrophe majeure d'une ampleur qu'on imagine encore bien mal.

Déprimant mais Ô combien instructif, lire les détails ici.

Voici sur ce même thème quelques œuvres créées par des artistes des localités affectées:

20100614

*

Nous sommes des insectes insignifiants, satisfaits d'évoluer dans les étroites limites d'une réalité atrophiée.

20100604

NEW HORROR CLASSIC

Alfred Hitchcock
&
British Petroleum
present

The BPirds


Mal à l'âme garanti.

New species: the BPirds

20100526

BEAU TRAVAIL !

La NASA met un truc vraiment cool à notre disposition, le EARTH OBSERVATORY.  Un satellite nous permet d'admirer notre planète depuis l'espace.  Admirer... ouin.

Admirons les beauté de la nature... une coulée de phytoplancton au large de l'Irlande...


Maintenant, les beautés de la race humaine... une marre de pétrole brut dans le golfe du Mexique...



'nuff said.

STFU

La Corée,
l'Irak,
l'Afghanistan,
BP,
Harper,
Charest,
l'Europe qui se désagrège,
le gars qui se suicide avec son flot de 4 ans pis qui tue deux personne dans le process... 

Venez encore me dire que la vie est belle, sacrament!

LA DETTE DU QUÉBEC