“Two possibilities exist: either we are alone in the Universe or we are not. Both are equally terrifying.”

― Arthur C. Clarke
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20151118

PRENDRE UNE PAUSE

En ces temps où l'horreur humaine occupe toutes les tribunes, il est important de prendre un pas de recul et de se rappeler qu'on sait encore sourire.





20150626

FUCK 'EM ALL

Une gang de sociopathes décérébrés qui s'imaginent que dieu — ou l'idée qu'ils s'en font — a créé les gens tels qu'ils sont pour les sacrifier ensuite à leurs pulsions homicides et exaltées.

Vidanges vivantes.

Cancer de l'Humanité.

20100427

La nouvelle censure

Il est rare que je fais ça mais cet article de Mario Roy de La Presse est si bon que je le reproduis ici entièrement.

Publié le 27 avril 2010 à 06h02


Sur le tableau noir servant de toile de fond au générique de l'émission, Bart Simpson (de la légendaire famille régnant sur le cartoon télévisé) trace à la craie: «South Park, nous serions à vos côtés si nous n'avions pas aussi peur»!

Encore une fois, la clairvoyance des Simpson ne livre-t-elle pas la substantifique moelle du problème?

On sait que les deux auteurs de South Park ont été prévenus qu'ils «finiraient comme Theo van Gogh» (cinéaste néerlandais assassiné pour avoir signé un film sur l'islam) s'ils représentaient Mahomet à l'écran. De fait, la chaîne Comedy Central, qui diffuse l'émission fétiche, a pris peur et a censuré.

Commentant elle aussi l'affaire South Park, une caricaturiste de Seattle, Molly Norris, a voulu défendre la liberté d'expression en décrétant une «journée mondiale de dessin de Mahomet»! Mais elle y a renoncé. «Je ne voulais attirer sur moi l'attention d'aucun groupe et je retourne maintenant à ma table à dessin», a-t-elle expliqué. Quel «groupe» l'a ainsi fait réfléchir?

Pendant ce temps, un des fameux caricaturistes danois, Kurt Westergaard, déjà victime de tentative de meurtre, a été gratifié de vacances forcées par son employeur, le désormais célèbre quotidien Jyllands-Posten. Je suis devenu «un fardeau trop lourd à porter et un risque trop important», croit Westergaard.

Depuis les caricatures danoises et les bains de sang qui ont suivi, des dizaines d'institutions occidentales dont la matière première est la liberté d'expression ont pris peur et ont tout bazardé.

En Allemagne, on a annulé des représentations de l'opéra Idomeneo, de Mozart, parce que Mahomet y apparaît. L'éditeur Random House a renoncé à publier un roman mettant en scène la troisième femme de Mahomet. Et les Presses de l'Université Yale ont publié un essai sur les caricatures danoises... sans y faire figurer les caricatures danoises. Difficile d'imaginer reddition plus inconditionnelle!

En février dernier, Elton John s'est dit d'avis que Jésus était sûrement gai. Mais il n'a émis aucune opinion sur l'orientation sexuelle de Mahomet...

Pas fou, le chanteur.

* * *

Piétinant ses principes, l'Occident intériorise à la vitesse grand V la vision islamiste de l'ordre terrestre, phénomène enclenché par la tiédeur mise à défendre le condamné à mort Salman Rushdie, en 1989.

Cela a deux conséquences.

D'abord, la liberté d'expression tolère dorénavant un intouchable: l'islam. Et il est probable que les institutions appliqueront de plus en plus l'autocensure. Par peur d'une éventuelle menace: rien n'est pire que la peur d'avoir peur. Ou simplement par rectitude politique (comme c'est le cas dans diverses commissions des droits au Canada): ne sous-estimons jamais l'extraordinaire puissance de l'esprit moutonnier.

Ensuite, le militantisme islamiste occupera de plus en plus l'espace public, celui du débat politique, celui des choix de société. Par exemple, discuter à l'infini de dimensions de bouts de tissu - ce que fait, toutes affaires cessantes et à grands frais, l'Occident tout entier! - ne paraît normal que parce que certains réflexes de bon sens ont été anesthésiés.

S'exprimer librement et se servir de sa tête: il s'agit désormais d'idéaux qu'il faut reconquérir.

Source: Cyberpress

20100324

À FORCE D'À-PLAT-VENTRISME, ON RISQUE LA SODOMIE

Je l'ai dit, redit, écrit et je récidive, à force de compromis ridicules et d'accommodements "raisonnables", on finira par l'avoir dans l'cul.

La Ministre Courchesne qui modifie le calendrier de l'éducation pour accommoder six écoles juives et qui fera disparaître les congés de Pâques, Noël et de la Saint-Jean dès l'an prochain, c'est déjà un peu gros à avaler (voir mes récents liens Twitter pour les détails).  Mais je viens d'apprendre quelque chose qui me scandalise, ni plus ni moins.

Canadiens, Canadiennes, saviez-vous qu'il existe en sol canadien, à 50 km au nord de Toronto, un endroit où vous n'êtes pas les bienvenus et où on vous interdira d'adresser la parole aux gens sans en avoir d'abord obtenue la permission ?

Un endroit où toutes les rues convergent vers la mosquée, sise au centre de la localité.

Un endroit où des cloisons existent pour séparer les hommes et les femmes.

Bienvenue à PEACE VILLAGE, Capitale Islamiste du Canada.  Population: 3000 musulmans (elle a doublée en l'espace de 2 ans et ça n'est que le début).

Je vous invite à prendre connaissance de tous les détails ici:

Le Figaro - Peace Village, enclave islamique au Canada

Poste de vielle - Peace Villagee, le village le plus monoculturel au pays

New York Times - Building an Enclave Around a Mosque in Suburban Toronto

20080623

Suis-je un estie de raciste ?

Tim Horton's, cet après-midi. Mon estomac exige une attention immédiate. Je dois vous avouer que je n'ai pas l'habitude d'ignorer ses appels. Cet organe dont l'utilité biologique n'est pas à sous-estimer arrive en deuxième position sur la liste des parties de mon corps que je me fais un devoir de toujours écouter (svp, ne me demandez surtout pas quelle partie figure au sommet de cette liste; ma maman m'a défendu d'en parler ici).

Quelques personnes patientent devant moi. Discipliné, je fais donc la queue (puisqu'il serait malséant de me la secouer) en attendant mon tour. Le système est simple mais efficace: une file, deux caissières. Lorsque notre tour arrive, on se dirige vers la serveuse qui se libère.

Or, rien n'est jamais simple pour votre humble serviteur, même pas aller se chercher un grand-café-deux-laits-pour-emporter-pis-m'a-t'prendre-une-brioche-à-la-cannelle-avec-le-glaçage-blanc-su-l'dessus. Car voilà: coup du sort, les deux caissières se libèrent en même temps!

À priori, tout être normalement constitué aurait du mal à y voir autre chose qu'une banalité sans conséquence. Or, voilà, la caissière de gauche est d'origine indoue, comme en témoignent ses traits caractéristiques et l'espèce de brûlure de cigarette qu'elle porte au milieu du front, aussi appelée "troisième oeil". L'ennui, c'est que la caissière de droite, habilement dissimulée sous un voile recouvrant ses cheveux, est d'ascendance résolument arabe.

J'ai une seconde et 7 seizièmes d'hésitation. "Peu importe où tes pas te mèneront," me dis-je in petto, "tu paraîtras ne pas aimer l'autre origine ethnique."

Puisque mon estomac, ce salaud, était le premier responsable de ce quiproquo, j'ai résolu de lui céder l'odieux de la décision, et je me suis retrouvé devant la fille à trois yeux. Faut dire que, derrière l'autre, y'avait les muffins et autres machins bons pour la santé, choses que j'évite obstinément.

20071031

La nature a horreur du vide.

Avez-vous déjà remarqué la façon dont certaines personnes entrent dans un wagon de métro?

Ils se tiennent généralement bien en face de la porte, nonobstant les passagers qui s'apprêtent à descendre de la rame. Des que les portes s'écartent, ils se faufilent à l'intérieur du train avec fort peu d'élégance.

Pendant les 2-3 premières secondes où leurs pieds foulent le plancher du wagon, leur tête pivote rapidement d'un côté et de l'autre et leur regard exorbité trahi un sentiment d'urgence. C'est à ce moment-là, très exactement, qu'ils m'inspirent le plus de mépris. Durant ces quelques instants, on les croiraient dépourvus de toute humanité. On jurerait des animaux réduits à leurs plus élémentaires instincts. C'est tout juste s'ils n'écartent pas les bras pour ralentir les gens derrière eux.

S'ils aperçoivent ce qu'ils cherchent — un banc libre — ils s'y précipitent. Plus rien n'existe autour d'eux sauf cette extraordinaire et très convoitée place assise. Ils s'y dirigent en frottant les semelles sur le sol, les jambes pliées, déjà prêts à s'asseoir. Lorsque la place semble acquise, ils opèrent un savant demi-tour et terminent leur parcours les fesses en avant.

Le pire c'est que je ne crois pas qu'ils pensent à mal faire. Dans leurs têtes, tout ceci n'est qu'une course et ils doivent être plus malins que leurs concurrents. Leur empressement est légitime et ils sont persuadés que nous le partageons tous. Only the strong will survive et ces gens-là font honneur à Darwin.

Je ne le dis pas pour être raciste mais j'ai constaté que ces "chasseurs de banquettes" sont souvent des noirs ou des asiatiques et, la plupart du temps, des femmes. Je me demande si ça n'est pas simplement une question de culture. En tout cas, chaque fois que j'assiste à une pareille scène (et c'est quasi quotidien), mes lèvres se retroussent en une moue de mépris que je suis incapable de réfréner.

Pourquoi je vous raconte ça? Ce matin je lisais une nouvelle à propos de la question de l'identité québécoise, très à la mode en ce moment grâce entre autres à la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. Je vous en cite un extrait, glané sur Canoë:

" De passage devant la commission Bouchard-Taylor, l'archevêque du diocèse de Québec a livré hier après-midi un long plaidoyer en faveur du retour aux racines catholiques françaises. Cette redécouverte de la foi serait le remède face aux insécurités engendrées par l'immigration. «On doit s'épauler ou crouler ensemble», a-t-il averti. Dans son mémoire, l'ecclésiastique soutient que le Québec est «mûr pour une nouvelle évangélisation en profondeur» et que notre «société a besoin d'un mouvement de conversion à ses valeurs spirituelles profondes». "

J'ai eu la même grimace de mépris. Dans mon esprit, j'ai vu l'archevêque vêtu de sa soutane blanche, crosse à la main, foncer aux travers des usagers du merde-trop pour se précipiter langue pendante sur le dernier siège vacant de la rame.

Faut le comprendre. À une époque où les églises délaissées sont revendues à des entrepreneurs qui les transforment en condos de luxe, le clergé cède à une pulsion animale et saute sur la première opportunité en faisant fi de subtilité et d'amour-propre.

"Cette redécouverte de la foi serait le remède face aux insécurités engendrées par l'immigration" WTF? Es-tu sérieux, bonhomme? C'est justement le contraire! Nous sommes enfin parvenus à nous débarrasser de vous, parasites, et de votre malsaine emprise sur l'esprit du peuple. Ça n'est pas pour vous laisser nous ramener 50 ans en arrière et ACCENTUER, dans les faits, le malaise occasionné par des religions restrictives et propagandistes qui s'entrechoquent sempiternellement!

Retourne d'où tu viens, prêcheur! On a réglé votre cas, maintenant on s'occupe du reste.

20071018

Les excités

J'peux pas croire qu'y a des cons qui s'imaginent que ça marche encore!

Quand un mec me coupe en bagnole sur la route, je le traite de con, il me traite de con.

Quand un noir me coupe en bagnole sur la route, je le traite de con, il me traite de raciste.

Comme si les minorités n'avaient pas droit elles aussi à leurs cons!

Je reviens rapidement sur l'imam Saïd Jaziri, actuellement incarcéré (parce que les autorités craignent qu'il se barre vite-fait s'il est libéré) et en attente de déportation vers la Tunisie. On commence déjà à entendre divers porte-parole dans les médias qui s'offusquent, râlent, crient à l'intolérance, au racisme, à la discrimination.

"Vous vous en prenez à un symbole pour la communauté musulmane. Quand vous vous en prenez à l'un d'entre-nous, vous vous en prenez à nous tous!"

Cons!

Ça n'a rien à voir et ils le savent très bien. Jaziri n'a pas des emmerdes parce qu'il est musulman, ni parce que c'est un supposé symbole (laissez-moi rire! vu la quantité de musulmans qui le renient et clament qu'il ne les représente pas du tout) ni même parce que c'est un trouble-fête.

Non. Jaziri a des emmerdes parce qu'il a fait le con. Lui. Lui tout seul. Des règles existent; elles s'appliquent à tout le monde. Si tu choisis délibérément de les transgresser, ne va pas ensuite te réfugier lâchement derrière de faux prétextes pour tenter d'éviter les conséquences de tes actes.

Si les immigrants, les minorités visibles et autres allophones veulent que cesse la discrimination, ils devraient commencer par cesser de nous la remettre sous le nez à tout bout de champ et à mauvais escient. C'est dangereux de crier au loup quand y'a pas de loup, mes biches. Souvenez-vous de ça.

On ne veut pas d'une société qui laisse les blacks commettre des actions criminelles, parce qu'on a peur que nos flics soient traités de racistes.

On ne veut pas d'une société où les Indous, les Chinois, les Africains ont les meilleures jobs, parce qu'on a peur d'être traités de ségrégationnistes.

On ne veut pas d'une société où les criminels entrent chez nous à tout venant parce qu'on a peur de se faire traiter de xénophobes.

Vous voulez qu'on soit raisonnables? Commencez par l'être vous-même.

En attendant, le con qui me coupe en bagnole demeure un con, nonobstant sa couleur, sa religion, ses orientations sexuelles, ses origines. C'est ce que dit la Charte.

Bon voyage, Saïd. J'espère qu'ils auront des p'tits sachets de peanuts sur l'avion et, surtout, n'oublie pas de ne pas nous écrire.

20071015

Addendum...

Pour compléter le billet juste en dessous, le nom de l'imam est Saïd Jaziri et vous pourrez lire les détails de l'anecdote ici si vous avez manqué l'émission.

Haut indice d'on-se-tanne

Je repense à ça ce matin en buvant mon café... j'ai bien aimé Tout Le Monde En Parle hier.

Particulièrement le moment où l'imam Al-Saoui (Al-Rachi? Ben saoui? j'ai un blanc, sorry) a fait une graine de lui. Ça a donné lieu à un échange d'opinions absolument pas prévu (fallait bien "meubler" le trou que ça a créé dans l'émission) qui fut très intéressant. Les invités ont su commenter la crise en flirtant avec la frontière du "politically correct".

Non, parce que t'sais, on fini par se tanner de tolérer pis de faire rire de nous.

20071014

Crise de Foi, criss de Foi

À toi qui a trouvé la vérité et qui vient me l'asséner en sonnant à ma porte le samedi matin, vêtu de ton complet cravate;
À toi qui a trouvé la vérité et qui me tends le "Réveillez-vous" quotidiennement quand j'entre dans le Merde-Trop. Toi dont le visage exprime tout le bonheur que procure une crise de foie;
À toi qui a trouvé la vérité, qui l'étiquette et l'emballe dans un joli paquet cadeau pour me la revendre à fort prix tous les décembres;
À toi qui a trouvé la vérité et qui ne peut, dans son assiette, voir se voisiner diverses viandes et produits laitiers;
À toi qui a trouvé la vérité et qui me le prouve en manifestant sous mes fenêtres chaque vendredi parce que le consulat d'Israël est mon voisin;
À toi qui a trouvé la vérité et qui juge qu'elle doit m'être mise sous le nez en tous temps avec tes femmes voilées, tes kirpans et tes turbans;
À toi qui a trouvé la vérité et qui envoie tes enfants à la mort en espérant qu'ils aient eux-mêmes le temps de tuer avant de rejoindre ton dieu;
À toi qui a trouvé la vérité, à ta réalité où tu défends ton droit de vivre en mettant fin à tes jours, espérant entraîner avec toi le plus d'hommes, femmes et enfants possible même s'ils n'ont pas choisi ta route, PARCE qu'ils n'ont pas choisi ta route;
À toi qui a trouvé cette vérité, celle qui intime que tu ne puisses t'accomplir ailleurs que sur un sable gorgé de sang;

À vous tous, endoctrinés, qui vous imposez ces simagrées, qui règlementez, qui jugez, qui prétendez obliger;

Vivants ou mort, je vous honnirai. Vous mépriserai. Vous rejetterai.

Que de pitié vous inspirez! Non contents de ces entraves que vous acceptez, vous cherchez à vous conforter, à faire taire vos doutes en imposant vos idées.

Croyez donc ce que vous voulez mais, par pitié, cessez de vouloir nous contaminer.

Putain de virus qui cherche à se répandre. Putain de parasites qui tuent lentement le corps qu'ils ont infesté.

Putains de religions, doctrines et autres cultes.

Vous savez quoi? Vous m'épuisez.

20070929

Imbécilly correct

Vous avez peut-être déjà vue cette image, peut-être pas. La première fois que je suis tombé dessus, je l'ai forwardée à plein de monde en y ajoutant une mention du style: "Mais souriez, bordel de merde!".

Ce matin, j'ai reçue la même image, montée cette fois en PowerPoint Show (.pps, pour les intimes).

Aparté: c'est une mode désagréable. Depuis que Bilou a démocratisé l'usage du pc, tout le monde et son voisin crée des .pps inutiles qui encombrent nos boites aux lettres de conneries qui élèvent la futilité au rang d'art! Machin découvre que n'importe quel con peut faire un .pps! N'importe quel con, dites-vous? "Ça tombe rudement bien" pense Machin, "j'ai les qualifications requises". Et Machin veut zzzouer lui aussi. Machin recycle la vieille joke "Pète pis Répète sont sur un radeau…" et nous la ressert en .pps de seize pages avec de la zizique, des cliparts à chier et du texte qui apparaît au compte goutte sur fond sonore de dactylo. Le temps que tu réalises ce que tu viens d'ouvrir, Powerpoint est lancé avec sa batterie de sous-routines, bouffe le quart des ressources de ton processeur et mettra plusieurs minutes avant d'obéir à tes frénétiques coups d'index sur la touche Escape!

Mais là n'est pas mon propos. Pardonnez-moi ce coup de gueule impromptu. Et encore, je me suis gardé de commenter les débilités du genre: Tu es mon ami, je t'aime, envoies ceci à quarante-douze frillions de personnes et tu auras de la chance.

Zut! J'allais m'oublier à nouveau.

Bref, je reçois le .pps de l'amie qui précise qu'elle "est vraiment bonne". C'est sans doute cette caution qui a évité à ce powerpoint de suivre le chemin que je destine habituellement à ses semblables. J'ouvre donc le bidule et je tombe sur une page qui dit textuellement ceci:

Photo de famille. À gauche, c’est ma femme; au centre, ma belle-mère; à son côté, ma soeur et à droite, je crois que c’est ma belle-soeur...
Voyons, non, attendez; je crois qu’au centre, c’est ma femme avec ma belle-soeur. À droite, ma belle-mère et, à gauche, c’est ma mère...
Je ne me souviens pas si ma fille est venue ce jour-là; ce serait celle à droite. Celle du centre est-elle bien ma femme?
C’est donc compliqué !
J'ai tout de suite su que "LA" photo serait sur la page suivante.

Elle y était:



J'ai souris. C'est vrai qu'elle est bonne! Je devrais la mettre sur mon blog. Puis j'ai pensé que si je vous en parlais ici, je m'exposerais potentiellement à être qualifié de raciste ou, au mieux, d'intolérant. Mais plus j'y songeais, moins j'en acceptais le principe.

Écoutez, faut que je sois très franc avec vous: j'y arrive pas! J'suis juste PAS CAPABLE d'admettre ces conneries! C'est pas du racisme. Je compte plusieurs amis d'origine arabe et je les adore. Mais là, ça, une truc pareil, ça me scie! C'est quoi, l'idée de prendre une photo où on ne distingue pas ta gueule? Où on ne peut pas faire la différence entre toi et ton voisin? C'est quoi l'idée, BORDEL???????

Imaginez-vous une seconde, à votre prochain party de famille en décembre, si tout le monde se met un sac de papier brun sur la fiole au moment de prendre les photos!

Suis-je raciste parce que je trouve ça con? Suis-je xénophobe parce que je ne distingue qu'une profonde absurdité dans un pareil cliché?

Si oui, so be it! Je suis raciste. Que voulez-vous, ça venait avec mon cartésianisme.

20070920

Hypocritiquement correct

Malgré une loi québécoise interdisant aux femmes musulmanes d'aller voter le visage voilé, le gouvernement fédéral a récemment autorisé l'inverse. Ainsi, il sera possible d'élire le prochain gouvernement canadien en se présentant aux urnes incognito.




Comme j'en ai ma claque de toutes ces conneries et que gueuler ne donne rien (autant pisser dans un violon, comme dit souvent Béru), je propose le compromis suivant:

Votons une loi qui déterminera, au gramme près, le poids des vêtements que nous serons autorisés à porter quand on va civiquement faire notre petit "X" pour élire la prochaine gang de Jean-foutre qui ira remplacer l'autre pour ne rien faire avec autant de brio.

Ainsi, les femmes pourront voter voilées si elles le souhaitent et, en plus, je vous parie que ça aidera à faire sortir le vote! Moi en tout cas, je passerais mes soirées électorales dans le gymnase de l'école de mon quartier! Fuck Bernard DeRome pis ses tendances qui se maintiennent!



Vote voilée si tu veux mais enlèves-en ailleurs!

20070918

Agis maintenant ou ferme ta gueule !

Tolérer l'intolérance?

La commission Bouchard Taylor siège actuellement. Depuis le temps qu'on râle pour ou contre les accommodements raisonnables, nous avons enfin la chance de nous exprimer sur une tribune appropriée, de nous faire entendre et, c'est à espérer, de nous faire comprendre.

Que l'on pense que les conclusions recueillies dans le rapport à venir seront ou non mises de l'avant, c'est une question entièrement séparée. Nous aurons certainement l'occasion d'élaborer là-dessus dans les mois à venir. Mais pour l'instant, sachons profiter de l'occasion offerte!

Je vous invite à vous rendre sur le site officiel de la commission. D'abord, il contient une mine d'information sur la nature de cet exercice et sur les pourparlers qui s'y tiennent. Ensuite, vous pourrez y consulter le calendrier des auditions prévues et vous inscrire à celles-ci si cela vous intéresse. Enfin, vous pourrez y donner votre opinion directement via des questionnaires objectifs.

En remplissant un de ces sondages, je m'aperçois que plusieurs de mes réponses traduisent un sentiment précis: si, en tant que québécois, je me veux tolérant, je refuse catégoriquement de tolérer l'intolérance des immigrants. Je cite pour l'exemple la question suivante:

Supprimer les décorations de Noël dans un lieu de travail parce qu’elles heurtent certaines convictions religieuses.


Dès le départ, le seul concept d'une personne se disant "offensée" à la vue de symboles évoquant une religion différente de la sienne m'exaspère. Peu importe la religion de l'offensé prétendu, peu importe la religion offensante, c'est de l'intolérance pure et dure de la part du plaignant et, à ce titre, ça doit être balayée d'un revers de main chargé de mépris.

Moi, le québécois au Québec, le cave dans le bastion de l'ânerie indécrottable, je devrais tolérer l'intolérance des étranger? Plier l'échine? M'excuser humblement d'être qui je suis? Changer? Laisser les immigrants entrer chez moi en rigolant et en me criant à la face des "Veni, vidi, va chier"? Il ne saurait en être question!

C'est une question de principe. C'est une question de fierté personnelle et sociale. C'est une question de respect.

Le respect que je me dois avant tout à moi-même si je puis espérer respecter autrui.

Site de la Commission

Page du questionnaire

Tout à l'heure dans ma bagnole à la radio de la SRC, deux immigrants étaient interviewés dans le cadre des audiences de la commission ayant cours à Rouyn-Noranda. Je n'ai pas retenu leurs noms, malheureusement, mais c'étaient des professeurs (un actif, un retraité) de l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Tous deux sont installés au Québec depuis plus de 20 ans. Tous deux estiment que c'est à l'immigrant de s'adapter. Personne n'est allé le chercher. Il a décidé de lui-même de venir ici. Il doit s'intégrer sans tenter de changer son pays d'accueil.

Voilà deux personnes que je suis ravi de compter parmi les nouveaux québécois!

20070829

Les mercredis musique, les vendredis manif

Dans la lignée de mon post sur les accommodements raisonnables, je voulais vous parler de ce qui se passe juste sous nos fenêtres, ici où je travaille.

Le Square Dorchester, vous connaissez? C'est ce parc situé juste en face de l'édifice de la Sun Life.


Tous les mercredis midi de l'été depuis 10 ans, les badauds sont conviés à assister à des spectacles gratuits dans le cadre des Midis Sun Life. Aujourd'hui, nous avions droit à nul autre que Bob Walsh, le plus illustre des jazzmen Montréalais!


Le vendredi, par contre, on change de musique! Cinquante-deux semaines par année, tous les vendredis de midi à une heure, nous avons droit à une manif anti-Israélienne sur le trottoir au coin de Peel et René-Lévesque. C'est organisé par un tas de groupes pro-palestiniens. Et que je défile; et que je gueule; et que j'agite ma pancarte!


Comme si ça allait changer quelque chose! On en a déjà plein les infos à chaque soir aux nouvelles. Quelle différence cela fera, vous croyez? Le Québécois moyen ne sera pas interpellé. Quant aux employés du consulat, ils sont logés dans une véritable place forte. La tour CIBC qui les abrite est truffée de caméras, de portes électromagnétiques, de vitres anti-balles et de gorilles sapés façon "Men in Black", écouteurs à l'oreille et UZI dans les mains. (Authentique! Je n'invente rien.)

Alors, pourquoi? Pourquoi troubler la paix publique chaque maudite semaine que Dieu, Allah ou Yahvé fait? Pour nous sensibiliser? Voyons donc! Nous sommes gavés du Moyen-Orient au point où on a les dents du fond qui baignent! Pour nous inciter à prendre partie? Et si, moi, je n'avais pas le goût de prendre partie?

J'aime pas les religions! Je les trouve stupides, tous ces cons qui se font exploser la gueule pour une question de déité!

Pourquoi ne pas remballer vos pancartes, vos fusils mitrailleurs et vos pommes de discordes de merde et rentrer vous engueuler chez vous?

On pourrait avoir des midis musique tous les jours.

20070820

Accomodemande-moi z'en pas trop!


" … car ton bras sait porter l'épée; il sait décrocher la Croix. "


Je suis agnostique.

Pas athée; agnostique.

Ça n'est pas contagieux.

Pour ceux qui l'ignorent et se promènent en bramant fièrement leur athéisme, la différence est importante. Le premier dictionnaire que vous trouverez vous le confirmera.

Être agnostique ne m'empêche pas de m'offusquer profondément lorsqu'en tant que société de compromis, nous accommodons raisonnablement nos minorités immigrantes en faisant fi de nos valeurs, qu'elles soient morales ou religieuses, afin de ne pas blesser les leurs.

Cette comédie ridicule doit cesser avant que nous n’atteignions des sommets de bêtises qui mèneront les juges de notre cour suprême à siéger entre le marteau de la Charte des Droits et Libertés et l’enclume de nos valeurs traditionnelles, fondements de qui nous sommes.

Un exemple ? Nous faire changer notre hymne national afin de ne pas choquer nos nouveaux voisins. Car après tout, notre appartenance à la religion catholique y est clairement inscrite. Peu s'en faut pour que demain, un quelconque enturbanné exige (dans sa langue, hein? parce qu'il ne saura pas le faire en français ni en anglais) que nous biffions du chant national la mention qui offense si irrévérencieusement Bramah, Vishnou, Allah, Yahvé et autres Boudas.

Quand on décide d’accueillir des gens chez nous, on a l’obligation morale de faire en sorte qu’ils s’y sentent le mieux possible. Mais rien ne nous oblige à tout sacrifier dans le processus. Je cèderais volontiers le Lazy-Boy au visiteur mais je n’abdiquerais pas à ce dernier les clés de mon automobile ou le lit de ma conjointe !

Que diriez-vous si un étranger entrait chez vous, marchait jusqu’au salon et se mouchait bruyamment dans les rideaux en expliquant qu’il a toujours fait ça chez lui ? Eh, bien ! L’immigration, c’est un peu la même chose.

Ces gens ont choisi de quitter leur pays pour une multitude de raisons, la plupart négatives. Ils ont également fait le choix de venir chez nous, probablement à cause d’un tas de raisons positives directement liées au fait que nous avons fait de notre pays ce qu’il est aujourd’hui.

Il est donc parfaitement logique et approprié que ces gens s’adaptent à nous (et non l’inverse !), ne serait-ce que pour que notre pays continue à être ce qu’il est. Après tout, c’est ce qui a poussé l’immigrant à porter son choix sur celui-ci. Et puis, où est la logique d’apporter avec soi les mêmes problèmes que l’on a cherché à fuir en tout premier lieu ?

Au risque de froisser notre modestie hypertrophiée et notre légendaire hospitalité, il est temps de se lever debout, de tracer une ligne bien claire sur le sol et d’expliquer au reste de la planète que nous serons heureux d’accueillir quiconque souhaite vivre à notre façon. Puis d’inviter gentiment les autres à choisir une destination différente si ces termes ne leurs conviennent pas.

À force d’à-plat-ventrisme, on risque la sodomie.

LA DETTE DU QUÉBEC